Formation expérimentale « Ouvrier d’exécution en pierres sèches »
En France,
aucun système d’évaluation
et de formation
reconnu n’existait
pour les techniques
de construction en pierre sèche.
L’association «Artisans Bâtisseurs en Pierres Sèches» coordonne un travail interrégional sur la création et l’expérimentation d’un système d’évaluation professionnelle de techniques de construction en pierre sèche en France depuis 2006.
L’objectif de l’association consistait à expérimenter une formation en Cévennes, dans le cadre expérimental d’un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) « Ouvrier d’exécution en pierre sèche ».
En amont de la formation, un référentiel a été réalisé pour le CQP qui a pu être « testé » pendant la formation expérimentale 2009 co-financée par Leader.
Les objectifs de la formation étaient de :
- Faire acquérir au stagiaire les connaissances théoriques, pratiques et techniques nécessaires pour la construction et restauration des ouvrages en pierre sèche
- Former le stagiaire sur les qualités environnementales, techniques, esthétiques et patrimoniales apportées par le bâti en pierre sèche
- Accompagner le stagiaire dans la découverte du milieu français gravitant autour de la pierre sèche et faciliter la rencontre avec les entreprises spécialisées
- Préparer le stagiaire à l’épreuve du CQP « ouvrier d’exécution en pierre sèche »
La formation s’est déroulée en Cévennes en 2009, dans le cadre expérimental d’un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) « Ouvrier d’exécution en pierre sèche » qui a été reconnu par la commission nationale le 4 mars 2010. : une reconnaissance nationale d’un savoir-faire spécifique. Cette formation pratique et technique pour 6 demandeurs d’emploi s’est déroulée sur le terrain du pays Cévennes dans des lieux « chantiers écoles » (pendant 47 jours + 3 jours d’examen blanc).
Pour le territoire du GAL Cévennes, cette action permet de mettre en avant le savoir-faire cévenol en matière de construction en pierres sèches. Ce mode de construction permet de valoriser des matériaux locaux (la pierre) et contribue au maintien d’éléments traditionnels du paysage et de la biodiversité (faune et flore des murailles). Elle apporte une valeur ajoutée certaine au métier d’ouvrier.